05.12.2007

Vu dans libération

J.F. 35 ans, s’éclate en attendant H. idéal
Solo. Fini la «vieille fille», les célibataires s’assument.
MARIE-JOËLLE GROS
QUOTIDIEN : mercredi 5 décembre 2007

Les sites de rencontre représentent-ils un «nouvel art d’aimer», comme le prétend Match.com, l’un des plus gros du secteur ? En se posant modestement en témoin de l’époque à travers son Observatoire du célibat, Match affirme que ceux qui cherchent l’amour sur le Net sont essentiellement des femmes (à 55 %), dont une majorité vit en Ile-de-France (31 %). Autant de candidates à la rencontre amoureuse qui n’ont, semble-t-il, plus grand-chose de commun avec la figure de la «vieille fille». Pour braquer le projecteur sur elles, l’Observatoire du célibat s’est adjoint les compétences d’un sociologue (Gérard Mermet) et d’une psychanalyste spécialisée dans les thérapies de couples (Martine Teillac).

Copines. Premier constat : ces femmes seules ne le sont pas tant que ça. Elles sont entourées de nombreuses copines et sortent beaucoup, ont des amants, un travail souvent intéressant. Une majorité ayant en effet des diplômes, elles sont souvent classées CSP +, «prennent soin d’elles, sont fringantes». Alors pour peu que leur célibat s’installe quelques années, elles apprennent à en «mesurer le bénéfice» (lire les témoignages ci-dessous et ci-contre). D’après la psychanalyste, ce temps passé hors du couple leur permet non seulement de s’accomplir, mais aussi de savoir exactement où elles en sont et ce qu’elles veulent. Ce qui les rend plus disponibles pour une rencontre, mais aussi plus exigeantes. Et là, Internet ne leur rend pas tellement service car elles y choisissent un homme comme des ingrédients pour garnir une pizza. Or une rencontre amoureuse, «ça ne marche pas comme ça» , sermonne Martine Teillac.

Pression. Bonne nouvelle tout de même, la pression sociale sur elles aurait diminué : celle qu’elles subissent aujourd’hui, «c’est avant tout la pression des seniors, physiquement en forme, qui attendent d’avoir à s’occuper de petits-enfants». Et c’est souvent au moment où «sonne l’horloge biologique» qu’elles se montrent pressées de quitter un statut finalement pas déplaisant. Peut-être pas au point de le plébisciter comme mode de vie, mais... Elles pourraient bien, au moment de former un couple, refuser de renoncer totalement à leur indépendance. Devenir des compagnes à l’évidence «plus autonomes que leurs mères l’ont été». Une manière de faire bouger les lignes dans le couple. L’Observatoire du célibat y voit une «transformation des genres».

Et vous qu'en pensez-vous ?

Sinon, un autre article interessant, toujours dans le Libé d'aujourd'hui : "Bosch accusé de discriminer femmes et étrangers"  à lire ici : http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/295845....

19.08.2007

Meetic et Myspace...

"Si Meetic a plus à voir avec une certaine pratique de la plurisexualité (plusieurs partenaires ou contacts en même temps mais chacun pris dans une relation individuelle et bien cloisonnée, (genre "avoir plein d'amants"), (précision, si elle a trouvé UN homme, en général la fille ou la femme abandonne Meetic) Myspace pencherait plus pour une polysexualité (plusieurs partenaires ou contacts en même temps mais cette fois-ci dans une relation collective et ouverte (une sorte de partouze)). C'est ça l'innovation de Myspace : ouvrir le carnet de bal ou de chasse, publiquement, avec une certaine extention de la rencontre qui part du voyeurisme au lien social, à l'amitié jusqu'au charme. Effet pervers... ou transparence ? un désir émoustillé du fait de "voir" les autres contacts de l'autre ? En tout cas, ça a des redondances. Voilà la nouvelle génération de jeunes filles sur Internet... chasseuses ou pêcheuses peut-être même pêcheresses... Elles sont rapides, éffrontées, pertinentes, efficaces, très imaginatives, baignent à fond dans la culture de l'instant, n'attendent pas, manient avec record la concurence du virtuel pour être la plus... sexy ? aimée ? La beauté du corps devient beauté de la réactivité, une manipulation du temps avec comme seuls moyens : les images et les mots. Pour charmer un homme, aujourd'hui, il faut être la plus authentique des malignes, aligner et jongler aussi bien avec les imagos de la pornostar que de l'intellectuelle culturée. Les hommes, accrochez-vous. Vous n'avez pas fini de désirer. Ici, sied l'idéologie qui traîne dans l'air du temps du moment, quand à la pratique... accomplir toutes les proses et sonnets d'une sexualité libérée... pas si simple ! Il ne s'agit pas uniquement de feindre ou mimer, même si beaucoup d'hommes préfèrent les images de femmes  (sans parole)... mais plutôt de l'être et le ressentir. Authenticité oblige. Mais ça... ça prend du temps... c'est un chemin typiquement intérieur, féminin, qui se joue des complexes et culpabilités pour pouvoir accéder avec justesse à la sensibilité de la palette des sensations. S'il a été intégré que le Prince charmant n'existait pas, il  n'en reste pas moins les eaux troubles des affects, la difficulté de ne pas se soumettre à une trop grande exigence d'exclusivité, à ne pas trop blémir quand une autre réussit mieux, à se méprendre des méprises, à accepter la main mise du pluriel sans perdre sa singularité... inventer une réponse à  la problématique du un, de l'unique, par un glissement ou un laissé aller à une montée plurisexuelle et pour aller plus loin vers une polysexualité .  Polysexualité, que dis-je, polysexualité "virtuelle"... qui peut aller jusqu'au "réel" ? Hun..."

A voir un article sur ce sujet par Laurence Rémilia dans le prochain numéro du magazine Technikart.  

mlc

 

07.06.2007

Rencontres sur le net : faisons un test

Les rencontres via internet sont-elles rentrées dans les moeurs ? Vraisemblablement, vu le succès des sites de rencontres. Qui ne connait pas au moins un couple où la rencontre s'est faite sur le net, dans son entourage ? Vous, quelles expériences avez-vous ? Avez-vous des rapports "virtuels" ? Quels effets cela vous fait ? Pensez-vous que cela peut être un danger pour le couple ? Prêt(e)s à témoigner ?

Pour mesurer, avec l'évolution d'internet, le genre de contacts que nous avons... je vous propose un mini-test, peut-être ridicule, peut-être pas tant que cela....

Dans la liste de contacts de votre messagerie instantannée :

  1. Combien de contacts avez-vous de personnes que vous connaissiez déjà ?
  2. Combien en avez-vous connu par Internet et rencontrées physiquement ?
  3. Combien de contacts « virtuels » avez-vous (personnes que vous n'avez jamais rencontrées physiquement) ?
  4. Vous n'avez pas de messagerie instantannée

100%,0,0 (pas de connaissance virtuelle)? 0,0, 100% (plutot que virtuels)? 1/3,1/3,1/3 (une expérience du net acquise)  ?

les commentaires à faire et à lire ? cliquez dans les commentaires. mlc