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19.08.2007

Meetic et Myspace...

"Si Meetic a plus à voir avec une certaine pratique de la plurisexualité (plusieurs partenaires ou contacts en même temps mais chacun pris dans une relation individuelle et bien cloisonnée, (genre "avoir plein d'amants"), (précision, si elle a trouvé UN homme, en général la fille ou la femme abandonne Meetic) Myspace pencherait plus pour une polysexualité (plusieurs partenaires ou contacts en même temps mais cette fois-ci dans une relation collective et ouverte (une sorte de partouze)). C'est ça l'innovation de Myspace : ouvrir le carnet de bal ou de chasse, publiquement, avec une certaine extention de la rencontre qui part du voyeurisme au lien social, à l'amitié jusqu'au charme. Effet pervers... ou transparence ? un désir émoustillé du fait de "voir" les autres contacts de l'autre ? En tout cas, ça a des redondances. Voilà la nouvelle génération de jeunes filles sur Internet... chasseuses ou pêcheuses peut-être même pêcheresses... Elles sont rapides, éffrontées, pertinentes, efficaces, très imaginatives, baignent à fond dans la culture de l'instant, n'attendent pas, manient avec record la concurence du virtuel pour être la plus... sexy ? aimée ? La beauté du corps devient beauté de la réactivité, une manipulation du temps avec comme seuls moyens : les images et les mots. Pour charmer un homme, aujourd'hui, il faut être la plus authentique des malignes, aligner et jongler aussi bien avec les imagos de la pornostar que de l'intellectuelle culturée. Les hommes, accrochez-vous. Vous n'avez pas fini de désirer. Ici, sied l'idéologie qui traîne dans l'air du temps du moment, quand à la pratique... accomplir toutes les proses et sonnets d'une sexualité libérée... pas si simple ! Il ne s'agit pas uniquement de feindre ou mimer, même si beaucoup d'hommes préfèrent les images de femmes  (sans parole)... mais plutôt de l'être et le ressentir. Authenticité oblige. Mais ça... ça prend du temps... c'est un chemin typiquement intérieur, féminin, qui se joue des complexes et culpabilités pour pouvoir accéder avec justesse à la sensibilité de la palette des sensations. S'il a été intégré que le Prince charmant n'existait pas, il  n'en reste pas moins les eaux troubles des affects, la difficulté de ne pas se soumettre à une trop grande exigence d'exclusivité, à ne pas trop blémir quand une autre réussit mieux, à se méprendre des méprises, à accepter la main mise du pluriel sans perdre sa singularité... inventer une réponse à  la problématique du un, de l'unique, par un glissement ou un laissé aller à une montée plurisexuelle et pour aller plus loin vers une polysexualité .  Polysexualité, que dis-je, polysexualité "virtuelle"... qui peut aller jusqu'au "réel" ? Hun..."

A voir un article sur ce sujet par Laurence Rémilia dans le prochain numéro du magazine Technikart.  

mlc

 

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